Habiter son corps

Ces trois mots veulent dire beaucoup plus que l’on ne pourrait penser. Dans cet article, je voudrais partager mes observations et mon point de vue sur ce que cela veut dire “habiter son corps”.

On dit parfois que le corps est le temps le l’âme. Cette expression permet peut être de donner l’importance au corps qu’il mérite, mais ne permet pas de comprendre ce que ça veut dire “habiter son corps”.

Le corps, c’est notre matière, mais loin de penser que cette matière est inerte, organique et sans conscience. Depuis que l’on a observé qu’une poule est capable de marcher sans tête, il est possible d’admettre que le corps est intelligent, Il sait donc marcher sans qu’un cerveau lui dise comment faire. Et le corps sait faire encore beaucoup plus de choses sans que notre cerveau ait besoin de l’assister pour cela.
Dans “habiter son corps”, il y a cette option du corps habité et du corps non habité. C’est comme lorsque vous allez sonner à la porte d’une maison et qu’il n’y a personne qui répond. Alors vous criez: “Hallo, y a-t-il quelqu’un ?”

Ce quelqu’un qui habite le corps, c’est qui ? Est-ce que vous habitez votre corps. Est-ce que vous pouvez entrer dans votre corps avec votre conscience et sonder ce qui se passe à l’intérieur ? Pouvez-vous ressentir l’état de votre cœur, de votre foie ou pancréas rien qu’un faisant le tour de votre anatomie. Pouvez-vous ressentir les tensions dans vos mains, vos pieds ? Pouvez vous ressentir les flux qui le traversent, les émotions qui l’agitent, les tensions qui le stressent, etc., ?

J’ai compris depuis peu de temps que nous disposons tous, sur le plan subtil, d’un corps-conscience qui pourrait ressembler à un barbeapapa, une sorte d’ectoplasme subtil qui est destiné à habiter le corps, à le remplir. Comme c’est un barbapapa, ou un barbacorps, il peut très bien s’enfiler dans notre corps et remplir les moindres coins, comme il pourrait aussi se cantonner à rester au niveau de la tête et ne pas pouvoir s’étendre au delà du cou. Pour moi, savoir habiter son corps équivaut à la capacité d’étendre son barbacorps dans le corps physique, jusqu’aux extrémités.

Comment puis-je savoir si j’habite mon corps ?
C’est tout simple: Mettez vous en état de détente, comme pour méditer. Focalisez votre attention sur votre front, ensuite tentez d’amener ce point de focalisation vers votre corps à travers votre cou, votre trachée, puis votre poitrine. Si vous arrivez jusque là, vous n’avez pas de blocage fondamental et vous pourriez continuer l’exploration pour observer si vous pouvez aller visiter votre colonne, votre bassin, vos jambes. Si ce n’est pas le cas et que vous ne pouvez pas passer la porte du cou et de la trachée, votre conscience corporelle est bloquée au niveau de la tête.

Le bien-être dans son corps et la détente profonde, sont liés à cette capacité d’habiter dans son corps. La personne qui n’habite pas son corps ne peut pas véritablement se détendre puisque elle ne peut pas savoir si elle est tendue ou non. Pour ramener une personne bloquée au niveau de son barbeacorps et l’incapacité d’habiter son corps, une action thérapeutique est nécessaire. Cela ouvre un vaste champ d’interrogation: qu’est ce qui peut empêcher le barbacorps ou la conscience corporelle d’entrer dans le corps? J’ai pu observer à de nombreuses reprises que les empêchements sont en réalité des mémoires tissulaires. La conscience corporelle ne peut pas, ou entre très difficilement dans une zone bloquée par une mémoire tissulaire. D’où l’immense intérêt à libérer ces mémoires.

La méthode “libération des mémoires tissulaires” se présente ainsi comme bien plus qu’une approche destinée à soigner les bobos, les tensions, les douleurs, les scolioses, etc. Très souvent, le conscience-corps se trouver bloquée au niveau de la tête, sans pouvoir entrer dans le corps. Cela génère des tensions sur le plan mental qui se répercutent sur les facultés mentales de la personne. Permettre à la conscience-corps d’habiter réellement le corps aura ainsi une immense incidence sur les facultés mentales, plus de détente, meilleure capacité de concentration, plus de clarté, etc.

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